Mobilité physique ou virtuelle ?
Que certains se rassurent, l’essence d’Erasmus, depuis la création du programme en 1987, ce sont bien les mobilités physiques. Mais en ces temps de crise sanitaire, le programme Erasmus a dû s’adapter en accélérant l’accès des mobilités hybrides aux bénéficiaires dès 2020 mêlant activités virtuelles et mobilité physique.
Le développement des mobilités hybrides a été souhaité par la commission européenne, dans le cadre du programme Erasmus+, et plus particulièrement dans celui de la nouvelle programmation européenne 2021-2027 prenant un sens particulier dans le contexte actuel de pandémie.
Les mobilités hybrides qu’est-ce que c’est ?
Les mobilités hybrides combinent des mobilités physiques avec des activités virtuelles. Elles permettent de mettre en place des activités à distance avec des établissements étrangers, telles que des temps de visioconférence avec le tuteur d’entreprise européen pour déterminer le contenu précis du stage ou découvrir l’entreprise, mais également des accès à des cours en ligne (liste non exhaustive).
La mobilité virtuelle est mise en place généralement avant la mobilité physique dans le pays d’accueil étranger. La mobilité virtuelle seule n’est pas éligible. Dès que l’on effectue une mobilité virtuelle, la mobilité physique est enclenchée. Dans le contexte de crise sanitaire actuelle, les bénéficiaires peuvent avoir recours à une mobilité hybride lorsqu’ils sont confrontés à une période de quatorzaine imposée par le pays d’accueil. Dans le cas d’une mobilité longue par exemple, cette période doit permettre au bénéficiaire d’accéder à des cours en ligne en lien avec ses objectifs de formation professionnelle, ou de travailler à distance pour son entreprise d’accueil.
Qui peut en bénéficier ?
Tous les participants du programme Erasmus+ peuvent bénéficier d’une mobilité hybride : les élèves, les apprentis de courte durée, ou de mobilité longue de plus de 3 mois, les personnels également.
Financement de coûts exceptionnels
Des coûts exceptionnels sont éligibles dans le cadre des mobilités hybrides avec une prise en charge à hauteur de 75% des frais (achat et/ou location d’équipements et/ou services nécessaires à la mise en œuvre des activités de mobilité virtuelle).
La mobilité hybride reste donc un atout pour les bénéficiaires. Elle ne remplace pas la mobilité physique basée sur la rencontre de l’autre et les interactions sociales, mais la complète en augmentant la qualité de celle-ci.
